La favela, là où tout a commencé

20/04/2018

On vous parle souvent des favelas brésiliennes, mais c’est quoi une favela ?

 

Comme vous le savez, notre marque est née de plusieurs rencontres dans les favelas de Rio de Janeiro. Une première rencontre entre deux passionnés du Brésil, les Noemi et Pierrick, les fondateurs de Naona. Puis une rencontre avec des femmes de la favela de Cantagalo, désireuses d’améliorer leurs conditions de vie en participant à un projet social et solidaire. Elles ont cru en Naona et ont choisi de rejoindre notre équipe d’artisanes. Rapidement, elles ont su s’investir et ont compris l’importance de la collaboration et le pouvoir de la solidarité au-delà des disparités culturelles. C’est grâce à elles que Naona existe aujourd’hui et que nous arrivons ensemble à nous épanouir dans un projet qui a du sens.


 

 

Mais enfaite, on entend souvent parler des favelas, mais on est très peu à savoir vraiment ce que c’est. Alors aujourd’hui, petit point culturel !  

 

Les favelas font parties intégrantes de la culture brésilienne et de l’identité de ce pays si vaste. Ce sont des bidonvilles, où des dizaines de milliers d’habitants de grandes villes ont construits leurs maisons grâce à des matériaux de récupération.

Elles sont en partie dues à une pénurie de logement au 19èmesiècle et à plusieurs crises politiques et sociales qui s’en suivent. Pour faire face à cette pénurie, les populations les plus pauvres ont investi les monts de la ville en construisant leurs propres habitations.

C’est petit à petit qu’elles se sont intégrées pleinement à la culture brésilienne. Mais leur image est loin d’être parfaite puisqu’elles sont perçues négativement par une bonne partie de la population brésilienne.  Une image ayant de lourdes conséquences sur les habitants, puisque de nombreux plans d’éradication ont vu le jour… 

En cause notamment : l’esthétisme de Rio qui à travers le développement de ces favelas aurait perdu de son charme. Mais aussi, le fait que ses habitants verseraient dans la pathologie sociale, à savoir le vice, la délinquance, la prostitution, le proxénétisme, etc. 

 

Malgré ces nombreuses disgrâces dont les favelas sont victimes, le schéma actuel vise plutôt à la législation et à l’urbanisation des espaces. Et le tourisme de ce « musée à ciel ouvert » est devenu une vraie industrie, dans le but de découvrir la culture brésilienne en profondeur.


Maintenant que vous en savez un peu plus sur les favelas, on ne peut qu’être les premiers à vous inciter à découvrir ces lieux pleins de vies et de surpises. Les rencontres qu’on y a faites ont été pour nous source d’enrichissement personnel.